Au sommaire
Cinéma
> Festival Nouvelle-Orléans
> Chiffres 2006
> Brèves de cinéma
> Industries du cinéma en Louisiane
> Colcoa 2007
> "Tournées"
Télévision / Radio
> Films TV en avril
> Pour ou contre DVD
> Discovery Com.
> Mission SACD
> HBO
Industries Musicales
> Festival Coachella
> South by southwest
Nouveaux médias
> défaite pour Sony
> Mobiles et Internet
> Clic sur la souris...
> La cas Cablevision
> Films sur la Xbox
> Site internet vidéo
> détaillants et VOD
> News en bref
|
|
La MPAA est depuis plusieurs semaines à la une de l’actualité : par l’annonce, à l’occasion
du dernier Showest en mars, des chiffres du box office américain pour l’année 2006 (cf
pages cinémas), par sa prise de position offensive contre les autorités chinoises ces derniers
jours et, malheureusement, depuis jeudi 26, en raison du décès de Jack Valenti qui
avait présidé l’association de 1966 à 2004.
En début de semaine dernière, Dan Glickman, président de la MPAA depuis 2004, annoncait
dans une interview que les studios soutenaient la récente plainte des autorités américaines
contre la Chine devant l’OMC contre la piraterie et évoquait l’éventualité d’un boycott
du marché en représailles des barrières à l’entrée (limitation à 20 du nombre de films étrangers autorisés chaque année à pénétrer le marché chinois, impossibilité pour des
entreprises étrangères d’être majoritairement propriétaires de salles…). La pression est
donc forte sur ce marché prometteur, Glickman ajoutant que « la Chine a une belle opportunité
au cours des 15 prochains mois, avant les Jeux Olympiques de Pékin en 2008, de
prouver qu’elle n’est pas le mouroir des droits de la propriété intellectuelle ».
Lutte contre la piraterie et conquête des marchés extérieurs auront été deux des principaux
combats de Jack Valenti tout au long de sa présidence de la MPAA, aux côtés bien-sûr de
la création du système de classification des films (le fameux « G to X » movie-rating system).
Depuis l’annonce du décès de celui dont la carrière s’est déroulée sur 4 décennies et
au sein des deux centres de pouvoirs les plus importants des Etats-Unis (Hollywood et
Washington), les hommages se sont multipliés, venant des personnalités de l’industrie
cinématographique et du monde politique.
Steven Spielberg : « Dans une industrie parfois irraisonnable, Jack Valenti était une immense
voix de la raison. Il était le plus grand ambassadeur qu’Hollywood ait jamais
connu… ».
Barry Mayer, Warner Bros. Chairman & CEO : « L’amour de Jack pour son pays et pour
l’industrie du cinéma était seulement éclipsé par son amour pour sa famille et son engagement
auprès de nombreuses organisations caritatives… ».
Michael Apted, président de la DGA : « Les films signifiaient davantage pour Jack que des
chiffres au box office ou des feuilles de bilan. Il était un vrai fan de la création cinématographique
et nourrissait ses liens avec les réalisateurs et les artistes… ».
Jeffrey Katzenberg : « La qualité de Jack souvent méconnue était son amour des films et
des artistes. Tous les changements qu’il a accompli pour l’industrie avec la MPAA et l’invention
de la classification – ces choses ont donné à l’institution du cinéma la force qu’elle
a aujourd’hui. ».
Georges Bush : « De la protection des familles par la création du système de classification
des films à la défense des droits de la propriété intellectuelle, Jack Valenti a contribuéà transformer l’industrie du cinéma. ».
sandrine.butteau@diplomatie.gouv.fr
|
| Cinéma |
Festival du Cinéma Français de la Nouvelle-Orléans les 23-27 mars 2007
Festival du Cinéma Français de la Nouvelle-Orléans les 23-27 mars 2007
Après une année difficile (Post-Katrina), la « New Orleans Film Society » a repris ses activités plus normalement en
2007, avec une nouvelle directrice, Mme Ali Duffey, et une sélection variée des films pour le festival du cinéma français,
qui s’est tenu les 23-25 mars en présence de Bertrand Tavernier.
Le Prytania Theatre a vu une salle comble (200 places) pour « Indigènes » de Rachid Boucharen. Le film de Jean-
Claude Brisseau, « Les Anges Exterminateurs », a attiré également de nombreux spectateurs. La salle était pleine
pour la troisième sélection, « L. 627 » présenté par son réalisateur, Bertrand Tavernier et suivie par une session de
questions-réponses. Le dernier film du festival, une ré-édition de « L’Armée des Ombres » par Jean-Pierre Melville,
a également rempli la salle.
Le Consul Général a organisé une réception en l’honneur de M. Tavernier, qui prépare le tournage en Louisiane
d’un film basé sur le roman « In the Electric Mist », de James Lee Burke. Le Mardi 27 mars, en marge du festival du
film français, l’association Zeitgeist a organisé la projection à l’université Tulane de « Revivre à La Nouvelle-Orléans ». Ce documentaire d’une heure en français et en anglais, réalisé par Vanya Peirani-Vignes, retrace le retour en
ville du musicien/historien local Paul Nevski, immédiatemment après Katrina. L’émission sera diffusée prochainement
sur TV5 Monde.
Prochaines projections prévues à la Nouvelle-Orléans :
- 18-22 avril : La deuxième édition du « Red Stick Animation Festival » à Baton Rouge, à accueilli une cinquantaine
de spécialistes mondiaux de la production des dessins animés (dont Alexis NOLENT d’Ubisoft), qui ont présenté
les dernières productions pendant trois jours de projections, ateliers et discussions sur l’avenir du cet art.
- 26-30 avril : Le Cité des Arts de Lafayette projette les DVD des collections fournies par le MAE (Voyages en
Courts, Musiques en Scène) pendant les séances organisées autour du Festival International de Louisiane, le plus
grand festival francophone du pays, attirant 150.000 participants.
- 28 avril-30 mai : plusieurs DVD de productions et co-productions françaises, dont « Bamako » et « Lettres de Bayrouth », seront projetés au Festival des Droits de l’Homme organisé par Zeitgeist.
- 14-17 juillet : La New Orleans Film Society organisera un programme exceptionnel de courts-métrages et de dessin
animés français destinés aux enfants.
adam.steg@diplomatie.gouv.fr
-Haut de page-
|
Les chiffres 2006 de l’industrie cinématographique américaine.
Une embellie après une année 2005 jugée catastrophique. Le
box-office de nouveau en hausse tout comme la fréquentation
qui avait baissé au cours des 3 dernières années.
Box-office nord-américain : 9.49 milliards de dollars (+5.5%)
Box-office mondial : 25.82 milliards de dollars (+11.%)
Fréquentation aux Etats-Unis : 1.45 milliards de tickets
(+3.3%)
Coût moyen d’une place de cinéma : 6.55 $ (+2.2%)
Nombres de films distribués : 607 (+11%)
Top 3 du box office :
Pirates of the Caribbean, Dead Man’s chest : 423.3 millions $
Cars : 244.1 millions $
X-Men, The Last Strand : 234.4 millions $
Coût moyen de production d’un film :
hors marketing : 65.8 millions (+3.4%)
avec marketing : 100.3 millions (+4.4%)
Nombres de salles équipées en numérique : 2300 (sur 37
000 salles)
sandrine.butteau@diplomatie.gouv.fr -Haut de page- |
Brèves de cinema
« Génération Garrel »
La BAMCinématek, qui se trouve à Brooklyn, s’apprête à programmer « Génération Garrel », une série en hommage à Maurice, Philippe, et
Louis Garrel. A l’affiche, une dizaine de films très variés, distribués ou
non aux Etats-Unis : Le lit de la vierge (Philippe Garrel), Les amants
réguliers (Philippe Garrel), Rois et Reines (Arnaud Desplechin), Ma
mère (Christophe Honoré), Les Innocents (Bernardo Bertolucci)… La
BAMCinématek compte aussi montrer Dans Paris (Christophe Honoré)
qui doit sortir sur les écrans américains cet automne. « Génération
Garrel » représente le deuxième volet d’une programmation consacrée
au cinéma de Philippe Garrel. La BAMCinématek avait programmé 8
films, tous très peu montrés aux Etats-Unis, dont J’entends plus la
guitare, Les hautes solitudes et La naissance de l'amour.
Films africains à New York
La premiere partie du festival de films africains de New York vient de
se terminer. Pendant 11 jours le public a pu découvrir une trentaine de
fictions et documentaires africains récents. Plusieurs films produits ou
co-produits par la France étaient à l’affiche, dont Paris selon Moussa
de Cheik Doukouré Ma maison perdue de Kamal Al-Mahouti et Bul
déconné. Plusieurs réalisateurs sont venus présenter leurs films et
répondre aux questions du public new-yorkais. C’est le cas de Cheick
Fantamady Camara dont le film Clouds over Conakry a fait l’ouverture
du festival. Le festival continuera encore quelques jours en mai à la
BAMCinématek de Brooklyn.
Comédies françaises : une vague
de remake
A l'occasion de la sortie du film de Chris
Rock « I think I love my wife », librement
inspiré de « l’amour l'après-midi »
d'Eric Rohmer, Hollywood Reporter a
souligné que les comédies françaises
font l'objet depuis deux ans d'une attention
particulière de la part des studios
qui ont mis ou mettent en route plusieurs
projets de remake. Sont ainsi
annoncés des remakes du « Diner de
cons » par Sacha Baron Cohen et de «
La doublure » par les Frères Farrelly
pour Dreamworks, « Un petit jeu sans
conséquence » par Ang Lee pour WAM
et Focus Features. Les droits de «
RRRrrr!!! » ont été acquis par Warner
Bros. Pictures, tout comme ceux de «
Après vous ». Enfin le mois dernier,
Universal Pictures et Imagine Entertainment
ont acquis les droits de « Mon
meilleur ami ».
Bienvenue à Tativille !
La rétrospective consacrée à l’oeuvre de Jacques Tati vient de s’achever à l’Alliance française de New York. Le
public a pu y voir ou revoir les films qui ont contribué à populariser le personnage de M. Hulot : Mon Oncle, Playtime,
Les Vacances de M. Hulot, Trafic. Ce cycle a également été l’occasion de découvrir un pan moins connu de la
filmographie de Tati : Parade, son dernier film sur l’univers du cirque ainsi que quatre courts métrages – Soigne ton
gauche, L’Ecole des facteurs, Cours du Soir et Forza Bastia –, réalisés entre 1936 et 1978. Après la projection certains
de ces films à l’AFI Silver de Washington, la retrospective Tati se poursuit en mai à l'American Cinematheque
de Los Angeles . En juillet et en août, c'est le North West Film Forum de San Francisco qui présentera la plupart
des films du cinéaste.
delphine.selles@diplomatie.gouv.fr
sandrine.butteau@diplomatie.gouv.fr
marie.corberand@diplomatie.gouv.fr -Haut de page- |
L’industrie du cinéma en Louisiane – en progrès ou en péril ?
Suite aux ouragans, le coût des assurances fait encourir des risques à la production cinématographique en Louisiane.
L’industrie hollywoodienne, habituée aux tremblements de terre, est confronté en Louisiane à une nouvelle
menace, les ouragans. Grâce aux rabais et à des réductions d’impôts réduisant le coût d'une production typique
d’environ 20%, la Louisiane est rapidement devenue une sorte de « Hollywood South » avec la production annuelle
d’une vigntaine de long-métrages et une centaine de clips musicaux, documentaires, courts-métrages et annoncespublicitaires.
L’industrie cinéma et vidéo a investi en Louisiane près de 500 millions de USD en 2005-2006 (375
millions en 2004, et 200 millions de USD en 2003). « Déjà Vu » de J.Bruckheimer avec Denzel Washington, « Road House 2 » avec Patrick Swayze, « The Guardian »
avec Kevin Costner, « Chlorine » avec Ray Liotta, « The Reaping » avec Hilary Swank, « Factory Girl », « Premonition», « Thief », sont parmi les long-métrages produits en Louisiane en 2005- 06.
Alors que l'industrie du cinéma en Louisiane, (le troisième Etat pour cette industrie après la Californie et New York
selon certaines estimations) essaie de retrouver son essor, la saison des ouragans inquiète les producteurs mais
surtout leurs assureurs. Certains producteurs qui avaient investi avant Katrina des sommes considérables (75 millions
d’USD en 2005) dans la construction de studios, d’entrepôts d’équipement et de services auxiliaires, se demandent
s’ils risquent de tout perdre lors d’un prochain déluge. D’autres craignent de grandes perturbations durant
les tournages à chaque menace d’ouragan ou d’évacuation préventive.
Pour leur part, les assureurs se montrent très prudents. Les assurances sont plus difficiles à obtenir et enregistrent
une hausse de prix de 25% par rapport à 2005. Comme elles sont une partie intégrale du financement des productions
cinématographiques, leur réticence pèse très lourd et certains projets louisianais sont suspendus jusqu’à la fin
de la saison des ouragans (fin novembre). La société d’assurance Film Finances Inc., basée à Los Angeles va
même jusqu’à donner une perception très négative des risques encourus pendant la prochaine décennie. Les personnalités
officielles de Louisiane tentent de rassurer les craintifs citant la rapidité de la réparation des digues
(élément contestable), et des statistiques prouvant l’improbabilité de deux grands ouragans deux années de suite.
Les enjeux sont importants car l’industrie cinématographique est le secteur le plus dynamique dans la région de la
Nouvelle Orléans et surpasse même le tourisme. Alex Schott, le directeur exécutif de la commission du développement
du cinéma et de la télévision près du gouverneur de Louisiane, a noté que les questions d’assurance sont la
préoccupation principale des investisseurs et des sociétés de production. Tentant de calmer les esprits, Schott fait
remarquer que les autres centres de productions dans le centre et dans le nord de l’Etat, loin des zones côtières
sont disponibles si la production doit rapidement quitter son lieu de tournage.
Les banques sont également impliquées dans la vente de « bonds », nécessaires au financement des productions,
surtout les indépendantes qui représentent 60% de l’investissement en Louisiane.
Certains professionnels suggèrent que l’Etat de Louisiane pourraient offrir de garantir, en complément des sociétés
privées, la couverture des problèmes causés par une production interrompue: interruption de tournage, salaires,
transport et même évacuation.
Schott estime que cette assurance est essentielle puisque la croissance des tournages en Louisiane est due à son
faible coût par rapport à Hollywood et à New York. Selon lui, les frais supplémentaires seraient négligeables à long
terme.
Le Louisiana Institute of Film Technology (LIFT), une des nouvelles agences qui dépend d’une production stable
de ses émissions, a entamé la construction de bâtiments au centre de La Nouvelle-Orléans ainsi qu’au nord de
l’Etat à Shreveport et dans ses banlieues. LIFT a investi $130 millions dans une école et un centre de production
qui doivent être construits sur le site des HLM abandonnés au milieu de la ville.
D’autre part, Film Factory LLC et LIFT prévoient de construire un studio de 50.000 mètres carrés dans le quartier
défavorisé Treme, où la France a un projet d’investissement pour sa revitalisation. Ce studio comprendra trois
scènes de productions, des centres de post-production, des scènes extérieures ainsi que des bureaux et centres de
production. Malcolm Petal, directeur du Film Factory et de LIFT, déclare que ce projet suscitera 2,000 emplois permanents
en production et métiers associés. L’école pourrait former 750 personnes chaque année pour travailler
dans l’industrie.
Au moment de l’arrivée de Katrina en 2005, LIFT avait sept films en production, mais, grâce à une bonne préparation
et une assurance fiable, aucune production n'a été abandonnée. La société Film Finances a assuré 20 productions
louisianaises, trois ont été perturbées par Katrina, deux sont restées à Shreveport et une a déménagé à Los
Angeles. D’autres projets en dehors de la Nouvelle-Orléans sont en cours : Sterling Studios a récemment annoncé
un projet de construction d’un centre de production à Lafayette, avec des studios de 5 000 mètres carrés qui
créerait 300 emplois. Un autre projet similaire est prévu au nord du Lac Pontchartrain avec des studios, des hôtel,
des restaurants, et un aéroport privé et un terrain de golf.
2006 est une année critique pour la Louisiane car d’autres Etats veulent copier le modèle louisianais de l'aide à la
production. L'infrastructure de la formation de la production est fragile. Selon M. Schott, un des grands avantages
est le fait que la plupart des réalisateurs et producteurs aiment tourner en Louisiane.
adam.steg@diplomatie.gouv.fr
-Haut de page- |
COLCOA 2007 : La meilleure année à ce jour
La 11ème édition du festival du cinéma français de Los Angeles s’est déroulée à la Directors Guild of America du
16 au 22 avril. Une année placée sous le signe du changement, tant dans l’équipe dirigeante que dans le programme
des festivités. Des modifications qui payent : les résultats obtenus, tous secteurs confondus, étant les
meilleurs à ce jour depuis la naissance du festival.
« City of Light, City of Angels », plus connu sous le diminutif de « COLCOA », est pour la onzième année consécutive,
produite par le fonds culturel franco-américain, à savoir la DGA, la MPA, la SACEM et la WGAWEST, avec le
concours de l’ARP, d’UNIFRANCE et du service audiovisuel du Consulat de Los Angeles. 20 longs métrages et 20
courts se partageaient l’affiche, proposant neuf premières nord américaines.
Des changements dans l’équipe : François Truffart, jusqu’alors programmateur du festival, s’est vu confier les rennes
de la totalité de l’opération, remplaçant Claudia Durgnat, la directrice des trois années précédentes. Résultat :
l’organisation du festival cette année n’a jamais été aussi limpide et efficace.
La soirée d’ouverture : Elle était autant attendue par le public que par les professionnels. C’est le film de Olivier
Dahan, « La môme » (La vie en rose) qui a ouvert la série devant une salle comble, réservant une "standing ovation"
à Marion Cotillard. A noter que le film de clôture était « Michou d’Auber », de Thomas Gilou et que le prix du
public a été attribué à « Ensemble c’est tout » de Claude Berri.
La délégation : Les réalisateurs suivant étaient présents à Los Angeles :
- Antoine de Caunes : « Désaccord parfait »
- Thomas Gilou : « Michou d’Auber »
- Olivier Dahan : « La môme »
- Pierre Salvadori : « Hors de prix »
- Chantal Briet : « Alimentation Générale »
- Olivier Assayas : « Paris, je t’aime »
- Bruno Dumont : « Flandres »
Également invités du festival : Simon Michael, le co-scénariste de « Je crois que je l’aime » et Philippe Martin, le
producteur de « Hors de prix » et de « Changement d'adresse ».
Une nouveauté : Les « happy hour talks » ou panels de discussions ont permis a des professionnels français et
américains d’échanger leur point de vue et de répondre aux questions du public sur des thèmes d’actualité. Programmés
avant chaque grand film du jour, en fin d’après midi, ces sessions de discussion ont affiché complet.
Chaque spectateur en possession d’un billet pour le film avait un accès gratuit au panel qui le précédait. Une centaine
de personnes en moyenne a donc pu ainsi assister aux débats. Au nombre de trois sur la semaine, ils traitaient
des thèmes suivants : « Rencontre avec la délégation », « Films étrangers en salles, quel futur ? », « Dans la
tête d’un distributeur : Acheter ou ne pas acheter ? » Parmi les participants, on notait la présence de Mark Gill (The
Film Department), Bahman Naraghi (Netflix), John Kochman (Unifrance), Marcus Hu (Strand Releasing)
Une leçon de cinéma avec Bruno Dumont : Proposée et organisée par le service audiovisuel du Consulat de Los
Angeles, une leçon de cinéma avec Bruno Dumont s’est déroulée a l’AFI (American Film Institute), célèbre école de
cinéma de Los Angeles. Après une projection du film « L’humanité » les étudiants, dont peu d’entre eux connaissaient
l’oeuvre du cinéaste, ont longuement questionné le réalisateur sur son parcours et sur son processus de création.
En guise de conclusion des travaux, Bruno Dumont a invité les étudiants à se rendre à la projection de son dernier
film « Flandres », projeté dans le cadre de COLCOA.
Le déjeuner des professionnels à la résidence de France : Comme chaque année, Le Consul Général de France,
Philippe Larrieu, a ouvert les portes de sa résidence a une centaine de professionnels, partenaires réguliers du
service audiovisuel du consulat, venus a la rencontre de la délégation. L’agence de photo CORBIS a couvert
l’évènement et permit dans l’heure qui suivie de rendre compte « en image » auprès des agences susceptibles
d’être intéressés.
Conclusion : Un seul chiffre peut résumer l’ensemble de cette semaine de premières françaises a Hollywood : 93
pour cent de taux de fréquentation. Satisfaits du succès public de leur film, les réalisateurs français ont également
apprécié les rencontres professionnelles qu’ils ont pu faire, grâce notamment aux nouveaux rendez vous proposés
dans le cadre du festival.
laurent.morlet@diplomatie.gouv.fr
-Haut de page- |
Nouvelle sélection de films pour le programme « Tournées »
Le programme Tournées lance la saison 07/08 ce
mois-ci avec de nouveaux films que les universités
américaines pourront programmer à partir de
septembre. Le programme, qui permet la projection
d’au moins 5 films sur les campus sélectionnés,
proposera un total de 85 films, dont 23 qui
sont sortis sur les écrans américains l’année
dernière ou en début d’année 2007. Comme
chaque année, Tournées s’efforce d’offrir une
sélection variée, les professeurs pourront donc
choisir entre des genres différents (comédies,
drames, thrillers), des fictions ou des documentaires
(tels que Au Delà de la Haine et Le Plafond
de Verre), des premiers films (tels que 13
Tzameti, et Douches Froides, Les Amitiés
Maléfiques) ou des films de réalisateurs confirmés
(tels que Claude Chabrol, Chris Marker, François
Ozon et Alain Resnais…). Plusieurs coproductions
font aussi parties de la sélection, dont
deux films africains, Bamako et Daratt, cinéma
dont les professeurs américains sont très friands.
Pour la liste complète de films, veuillez consulter
www.facecouncil.org/tournees.
delphine.selles@diplomatie.gouv.fr
-Haut de page- |
| Télévision - Radio |
Les films vus à la télévision en Avril 2007
Tous les mois, les chaînes de télévision américaines programment aussi bien des films en français que des films en
anglais de cinéastes français. Voici la liste de ces films, hors programmation TV5, qui sont diffusés de deux à huit
fois dans le mois. Retrouvez les dates et heures de diffusion sur www.frenchculture.org/tv/movies
Alien Resurrection, Jean Pierre Jeunet, Action, Starz ! East, Starz ! West, Fox Movie Channel
Après vous, Pierre Salvadori, Case Channel
Au Revoir les enfants, Louis Malle, Case Channel
Caché, Michael Haneke, Dram
Eternal Sunshine Of the Spotless Mind, Michel Gondry, Cinemax
La Haine, Mathieu Kassovitz, Case, Flix
Jules et Jim, François Truffaut, Flix
Le Charme discret de la bourgeoisie, Luis Buñuel, Showtime, Showtime West, Showtime East
Les Choristes, Christophe Barratier, Independent Film Channel
Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Jean Pierre Jeunet, Independent Film Channel
Le Transporteur II, Louis Leterrier, Hbo2, Hb2w
Les Miserables, Claude Lelouch, Cinemax, Cinemax West
Rosetta, Luc et Jean Pierre Dardenne, Sundance Channel
Silent Hill, Christophe Gans, Edge, Starz! East, Starz ! West
Yves Saint Laurent: his life and time, David Teboul, Sundance Channel
antonin.chef@diplomatie.gouv.fr
-Haut de page- |
Pour contre DVD
Tandis qu’Hollywood se bat pour savoir qui, entre le format Blu-Ray et le HD DVD va s’imposer, Jeffrey Katzenberg,
CEO de Dreamworks Animation, a une réponse tout autre : aucun. Pour lui, ces 2 formats ont une capacité d’attraction
limitée qui ne va pas au-delà des vidéophiles. Le DVD HD ne serait en fait qu’une niche, le consommateur moyen
ne parvenant pas à déterminer une vraie valeur ajoutée par rapport au DVD standard. Il croit davantage dans
les médias numériques même si, selon lui, ces derniers ne combleront pas la régression des ventes de DVD. « Les
profits issus des médias numériques dans les 18-24 prochains mois sont négligeables » affirme-t-il ainsi. Néanmoins,
un premier hit semble contredire son opinion sur la HD ! Casino Royale est en bonne voie pour devenir le
premier DVD Haute-définition à passer la barrière des 100 000 unités vendues. Sony Pictures vient en effet d’annoncer
qu’en 15 jours, plus de 50 000 DVD Blu-Ray ont été vendus, détrônant ainsi le record précédant de « Batman
begins » et ses 43 000 unités. Initialement prévue à hauteur de 50 000 pièces, la mise en place a été revue à
la hausse compte tenu des taux d’écoulement des premiers jours. Sony Pictures Home Entertainment attribue ce
succès à la PS3 qui, même si ses ventes sont inférieures à la Wii, augmentent néanmoins le parc d’utilisateurs.
olivier.daube@diplomatie.gouv.fr -Haut de page- |
Discovery Communications
Discovery Communications est sur le point de lancer une chaîne thématique consacrée au développement durable
et à l’environnement. La société a en effet prévu de transformer en 2008 le nom de Discovery Home Channel en
quelque chose de plus proche de « PlanetGreen ».
Outre cette initiative qui amènera la chaîne dans plus de 50 millions de foyers, d’autres chaînes du groupe, y compris
son vaisseau-amiral, Discovery Channel, vont programmer des documentaires traitant de cette question avec
un important relais sur Internet.
Le premier documentaire se nomme « Ten ways to save the planet » et sera programmé au second trimestre 2007.
Discovery prévoit de développer ce concept de chaîne dans 170 pays.
PlanetGreen est la première initiative d’un groupe médias pour se développer autour du concept environnemental.
Vanity Fair ou Fortune ont consacré récemment leurs couvertures aux questions écologiques et « An Inconvenient
truth », fut un vif succès. Il est d’ailleurs intéressant de noter que même les annonceurs consacrent désormais une
partie de leurs dépenses publicitaires à des médias à thématique « verte » au même titre que les budgets spécifiques
pour le média Internet.
Selon David M.Zaslav, son Directeur général, Discovery et ses filiales (Animal Planet, The Learning Channel) ont
toujours été au coeur des causes environnementales et notamment la préservation de l’espèce. Mais désormais
cette nouvelle chaîne va plus loin en prônant un mode de vie « vert ». Discovery prévoit par ailleurs d’organiser une
conférence qui rassemblerait des chef d’entreprise, des scientifiques et des experts.
Ces dernières semaines, les audiences de Discovery Channel se sont envolées avec « Planet Earth », une série
coproduite avec la BBC.
A la question de savoir si parmi les 14 autres chaînes de Discovery, certaines pouvaient être « relookées », Zaslav
a répondu qu’il étudiait attentivement la question.
olivier.daube@diplomatie.gouv.fr
-Haut de page- |
Mission de prospection de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) à Los Angeles du 2 au 5 avril 2007
Mission de prospection de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) à Los
Angeles du 2 au 5 avril 2007.
Une délégation de scénaristes Français emmenée par Janine Lorente, directrice Générale adjointe de la Société
des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) se rendait à Los Angeles pour une mission de prospection. Ils
venaient rencontrer certaines personnalités américaines influentes du milieu télévisuel (professionnels et universitaires).
La Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) projette de mettre en place une formation à
l’écriture des séries télévisées au format 52 min (par opposition aux 90min, le format actuel des séries en France).
Cette formation, inspirée du modèle américain s’adressera aux scénaristes professionnels.
La délégation a été reçue par les responsables des « Writing Program » au sein des départements « Télévision et
cinéma » des universités USC et UCLA de Los Angeles. Egalement concernés, les responsables du « Showrunner
Program » de la « Writers Guild of America » (WGA). Ces derniers ont permis à la délégation française d’assister à
une séance de travail sur le scénario d’un épisode de la série « ER » en présence du Showrunner et des 7 scénaristes
de l’équipe.
La délégation française était composée de :
- Christine Miller, scénariste de télévision (créatrice de séries comme « Le Grand Patron » et de nombreux unitaires à succès) et cinéma, présidente de la SACD en 2004, ancienne présidente et membre du conseil d’administration
de l’Union Guilde des Scénaristes (UGS),
- Marie-Anne Le Pezennec, co-scénariste du plus gros succès d’antenne de TF1 jamais enregistré pour une série
(Dolmen), saga d’été diffusée il y a deux ans,
- Didier Cohen, créateur de la célèbre série de France 2 « L’Instit » et président de « Scénariste en Série ».
Le service audiovisuel de ce poste a pris les rendez-vous suivants :
- à USC : avec Howard Rodman, en charge du « Writing Program » ainsi que 4 professeurs : Georgia Jeffries, John
Furia, Bernard Lechowick et Pamela Douglas (auteur de « How to succeed as a professional writer in TV »).
- à UCLA, avec les co-chairs du « Writing Program », Hal Hackerman et Richard Walter, et Denise Mann, Chair du « Producing Program ».
A la suite de l’engouement général en France pour les dernières séries télévisées américaines, la mise en place par
la SACD d’une formation à l’écriture de séries, inspirée des formations américaines mais adaptées aux capacités de
production française, est le signe d’un changement radical dans la manière de travailler des scénaristes français.
mathilde.caillol@diplomatie.gouv.fr -Haut de page- |
HBO
Avec l’arrêt de la série culte Soprano après la diffusion des derniers épisodes le 8 avril dernier, des millions de téléspectateurs
se sentiront orphelins de leur série préférée et HBO, privé de sa plus grande série à succès.
Chris Albrecht, le CEO d’HBO, est à la recherche de son nouveau Soprano.
Durant ses 8 années de diffusion, les Sopranos ont battu sans cesse des records d’audience et gagné toutes les
récompenses possibles et surtout apporté à HBO un pouvoir d’influence socioculturelle.
Mais, la page sera tournée après la diffusion de ces 9 derniers épisodes et HBO, filiale de Time Warner, devra se
retrousser les manches et faire oublier les Sopranos, Sex & The city et Six Feet Under, trois séries diffusées avec le
succès que l’on sait dans un très bref laps de temps.
« La fin des Sopranos signe le début de quelque chose d’autre », explique M.Albrecht. Ce « quelque chose » consiste
en l’alternance de nouveaux et d’anciens programmes, d’une heure de show supplémentaire le dimanche soir,
une augmentation des séries originales dans la grille et des projets spéciaux onéreux et haut de gamme. « Nous
allons avoir davantage de nouveaux programmes que nous n’en avons jamais eu », selon M.Albrecht.
Un d’entre eux sera-t-il le nouveau Sopranos ? Personne ne peut le prédire comme personne ne pouvait prévoir le
succès des Sopranos. HBO se trouve confronté aujourd’hui à un réel risque de désaffection de ses abonnés si aucune
nouvelle série n’atteint ce statut de reconnaissance. Et surtout au risque de voir ses concurrents directs qui
ont développé le même genre de séries qu’HBO imposer leurs hits au box-office.
C’est le cas de FX Channel, communément nommée la HBO du « basic câble » en raison de succès de Nip/Tuck,
qui vient de lancer une série « The Riches » qui a suscité les louanges des critiques. Et c’est surtout le cas de
Showtime, le concurrent direct d’HBO, qui s’est lancé à corps perdu dans d’ambitieuses séries comme la comédie «
Weeds », les séries dramatiques « Sleeper Cell » et « Brotherhood ». Le mois prochain sera lancée une série en
costume « The Tudors » avec Jonathan Rhys-Meyers en Henri VII.
Aucune de ces chaînes cependant n’a réussi jusqu’ici à produire une série avec autant de succès qu’HBO.
M.Albrecht note que c’est la qualité de l’offre dans sa globalité et pas uniquement les Sopranos qui a permis à la
chaîne d’atteindre ses 30 millions d’abonnés. « Nous sommes un modèle économique unique, qui n’est pas dépendant
des résultats d’audience mais de la satisfaction des abonnés. ».
Selon les spécialistes médias, cette confiance est légitime et HBO a toujours innové sur la façon d’offrir les programmes
aux spectateurs, entre autre via la VOD qui permet à HBO de « délinéariser » complètement leurs programmes
: « si vous regardez du point de vue d’une TV traditionnelle, on peut penser qu’HBO peut être soucieux
de leur avenir s’ils n’ont pas de nouveau « Sopranos ». Mais les abonnés augmentent et je pense que c’est grâce à
leur politique en matière de VOD », explique Mr Nathanson.
L’avenir de HBO passe peut-être par « John from Cincinnati », une série dotée d’un casting séduisant (Rebecca
DeMornay, Luke Perry) qui mixe philosophie, un zeste de culture « surf » avec physique quantique et une famille à
soucis… Et des extraterrestres. Bien que cette série ne représente pas un genre en soi, John a été mis en production
plus vite que n’importe quelle autre série. Et sa diffusion juste après l’ultime épisode des Sopranos révèle son
importance. John va constituer le nouveau fer de lance de la chaîne avec sa diffusion centrale dans un bloc de 3
heures avec 2 autres séries originales le dimanche, dès l’été prochain. Deux nouvelles saisons des séries à succès, « Big Love » et « Entourage » encadreront la série, à 20h et 22h.
HBO programmera également à 22h30 « Flight of the Conchords », une série sur un duo de chanteurs néozélandais à New York et « Curb your enthousiasm » revient pour une nouvelle saison.
Autres séries en développement : « 12 miles of Bad Road », 2 séries sur le milieu des psychanalystes « In treatment » et « Tell me you love me » qui traite davantage de la vie intime de couples au travers de ces séances.
Rayon mini-série : HBO va diffuser une série policière coproduite avec la BBC et qui a très bien fonctionnée en Angleterre
: « Five Days » et surtout « John Adams », produit par Tom Hanks et avec Paul Giamatti.
Enfin, si « The Wire » continuera à être diffusée, « Rome », en dépit de son succès de la deuxième saison va s’arrêter
en raison de coûts de production exorbitants qui ont fait perdre près de 30 millions de dollars à la chaîne.
Mais la chaîne est la seule à pouvoir prendre de tels risques grâce à son modèle économique… ce qui lui permet
de recouvrer à terme ses investissements quand un Soprano raffle tout sur son passage de façon imprévisible !
olivier.daube@diplomatie.gouv.fr -Haut de page- |
| Industries musicales |
Huit artistes français programmés au festival Coachella 2007 !!!
Le plus important festival nord-américain, déjà complet, se tiendra cette année du 27 au 29 avril 2007 dans le
désert californien et accueillera pour la première fois depuis sa création 8 artistes français.
Ce festival hautement renommé (qui a programmé dans ses éditions précédentes des artistes tels que Dépêche
Mode, les Pixies, Radiohead, The Cure ou Daft Punk) est une opportunité exceptionnelle pour les artistes français
de montrer leur talent sur le territoire américain. Pour la première fois cette année, la programmation propose huit
artistes produits en France, un indice fort de l’intérêt grandissant pour le répertoire français aux Etats-Unis.
Suite à la sortie de son album « Guetta Blaster », le talentueux DJ et producteur David Guetta jouera vendredi 27
avril. Le même jour et en prévision de son album « Idealistic » prévu pour juin, le duo Digitalism devrait entousiamser
la foule grâce à ses sons raffinés et puissants.
Samedi 28 avril, ce sera au tour de Justice (Xavier de Rosnay et Gaspard Auge) de démontrer que l’attention qu’il a
reçu depuis deux ans est amplement méritée. La sortie nord-américaine de son album en juin s’annonce être le
buzz printanier du monde de l’électro outre-Atlantique. Gotan Project jouera également ses morceaux dans un esprit
plus proche des racines du tango, à l’image de leur dernier album sorti en 2006 : « Lunatico ».
Le lendemain, ce sont deux des plus importants artistes francais du nouveau millénaire qui s’exprimeront sur scène.
Le duo pop-électro Air aura la chance de défendre son nouvel album « Pocket Symphony » face au public américain.
Manu Chao, globe-trotter superstar, imposera ensuite ses rythmes colorés à une audience anglophone qu’il lui
reste encore à conquérir.
Enfin, Coachella vient d’annoncer que deux autres artistes français ont été ajoutés à la programmation. Il s’agit de
DJ Mehdi et de Busy P (alias Pedro Winter), du renommé label « Ed Bangers Records ».
Outre les artistes produits en France, le public nord-américain assistera aux représentations des Red Hot Chili Peppers,
de Björk, de Rage Against The Machine réunifié, d’Arctic Monkeys ou de Sonic Youth. Cette programmation
impressionnante a été récemment dévoilée sur le site web du festival, lançant une lutte acharnée dans l’achat des
billets.
Pour plus d’infos sur le festival : www.coachella.com
Vincent Fournier-Laroque
Bureau Export de la Musique
-Haut de page- |
South By Southwest 2007 (Austin, TX – 14/18 mars 2007)
Du 14 au 18 mars dernier a eu lieu à Austin la 21e édition du très important salon professionnel/festival South By
Southwest (SXSW), un rendez-vous incontournable pour les artistes et professionnels du monde entier. Cette manifestation
attire chaque année plus de 10 000 professionnels de la filière musicale qui ont ainsi l’occasion de nouer
de nombreuses relations de travail et de découvrir quelques uns des 1500 groupes qui s’y produisent durant 5
jours. Pour la 3e année consécutive, South By Southwest s’inscrivait dans les axes majeurs de l’action du Bureau
Export aux Etats-Unis. Cet événement constitue en effet l’un de nos objectifs prioritaires dans notre travail de sensibilisation
et de développement des productions musicales françaises sur le marché nord-américain.
9 artistes français avaient été invités par le festival et leurs prestations ont reçu un accueil très positif de la part du
public comme des professionnels : parmi eux, Dionysos, qui jouait dans une salle un peu excentrée, a malgré tout
fait salle comble et donné une prestation énergique et convaincante comme à leur habitude. Puppetmastaz, qui a
joué durant le cocktail organisé par le Popkomm et le lendemain au Latitude 30, a fait sensation avec son spectacle
atypique de marionnettes hip-hop et a conquis son auditoire. Turzi, qui avait déjà joué à SXSW en 2005, a fidélisé
son public grâce notamment à sa belle prestation au showcase de Kemado Records (label qui a signé le groupe en
licence depuis). Thomas Dybdahl et Keren Ann ont joué dans l’une des salles les plus prestigieuses du festival, la
Central Presbyterian Church, devant près de 500 personnes : lors de cette soirée, organisée par la prestigieuse
radio KCRW (Santa Monica, CA), Keren Ann a notamment eu l’honneur d’être introduite en des termes très élogieux
par Nic Harcourt, le célèbre présentateur du show « Morning Becomes Eclectic » et un des plus importants
tastemakers de la côte ouest. Le groupe Prototypes a quant à lui optimisé son séjour texan en se produisant 3 fois
en 3 jours, remportant un beau succès auprès du public américain.
Le Bureau Export a apporté son aide aux groupes français par de multiples moyens : financier tout d’abord, puisque
la majorité de ces groupes a reçu des subventions de la part des commissions Export et Promotion du Bureau Export
de Paris (Keren Ann, Dionysos, Turzi, Prototypes, Puppetmastaz), mais aussi promotionnel et logistique
Concernant notre action auprès des représentants de l’industrie musicale américaine dans le cadre du salon professionnel,
contrairement aux 2 années précédentes nous avons fait le choix de ne pas prendre de stand sur le salon.
Cela a permis à notre équipe d’être plus mobile, de cibler en amont les professionnels que nous voulions rencontrer
(grâce à la base de données du site www.sxsw.com) et de pouvoir en rencontrer un plus grand nombre.
L’édition 2007 de South By Southwest s’avère donc très positive pour les artistes français y ayant participé, ce qui
ne fait que renforcer notre volonté d’implication dans cette manifestation pour les années à venir. Le Bureau Export
de la Musique Française cherchera notamment à poursuivre et accentuer ses efforts pour faire programmer des
groupes français dans les showcases organisés par les acteurs privés de l’industrie musicale américaine, qui sont
devenus de vrais rendez-vous pour les professionnels présents à la conférence.
Vincent Fournier-Laroque
Bureau Export de la Musique
-Haut de page- |
| Nouveaux médias |
Douce défaite pour Sony
Sony est à la fois le grand gagnant et le perdant de la bataille des consoles qui a eu lieu en mars. La Playstation 3
du géant de l’électronique est toujours à la peine, loin derrière l’Xbox 360 de Microsoft et la Wii de Nintendo en
Amérique du Nord, selon les derniers chiffres des analystes du NPD group.
Cependant, plutôt que de s’effacer devant la nouvelle console, la Playstation 2 se sera vendue à 280,000 exemplaires
le mois dernier, plus qu’aucune autre des trois consoles de la dernière génération : la Wii mène le bal avec
259 000 consoles vendues, suivie par la Xbox -199 000- et la PS3-130 000-.
Les fortes ventes de la PS2 auront été tributaires du succès de « God of War II », suite du jeu sulfureux rendu disponible
seulement sur cette console. Le logiciel, produit par Sony, s’est vendu à 833 000 exemplaires en deux semaines
et demi après sa sortie le 13 mars, s’établissant immédiatement comme un titre de référence. Il s’agit déjà
du jeu le mieux vendu de l’année, ayant déjà près de 200 000 exemplaires vendus d’avance sur son rival direct, «
Wii Play », qui est sorti un mois après.
Alors que la PS3 continue à avoir des problèmes, les fortes ventes de « God of War II » et de la PS2 cautionnent la
stratégie de Sony qui n’a pas cessé d’apporter son soutien à son ancienne console alors qu’elle lançait sa nouvelle.
Microsoft et Nintendo ont quant à eux abandonné l’ancienne Xbox et la GameCube dès que leurs successeurs ont été mis sur le marché.
Cependant, « God of War II »’ est la dernière sortie de jeu majeure réalisée uniquement sur PS2 : elle démontre
que Sony aura besoin de jeux populaires exclusifs pour dynamiser les ventes de la PS3, bien que ceci reste compliqué
du fait du prix élevé de la nouvelle console (600$ contre 130$ pour la PS2). Dans le marché des consoles de
poche, Nintendo assoit quant à elle sa domination : sa DS s’est vendue à près de 508 000 exemplaires, contre 180
000 unités pour la Playstation portable.
Parmi les jeux les plus vendus on retrouve pour la Xbox 360 « Ghost Recon 2 » d’Ubisoft -394 000 unités-, « Guitar
Hero 2 » d’Activision -291 000 exemplaires-, « Wii Play » de Nintendo pour la Wii -273 000 unités- et enfin « Motorstorm » de Sony pour la PS3 –écoulé à 199 000 exemplaires-.
antonin.chef@diplomatie.gouv.fr
-Haut de page- |
L’accès des mobiles à internet
La compagnie de mesure M:Metrics a dévoilé son premier
classement des sites internet les plus fréquentés consacrés
aux mobiles, depuis qu’elle utilise son nouveau
système d’analyse de données MeterDirect Product, qui
se base sur les habitudes d’environ 500 utilisateurs.
M:Metrics, qui rivalise avec Nielsen et Telephia pour devenir
le leader sur le marché de l’étude sur les mobiles, a
annoncé l’an dernier qu’il avait commencé à rassembler
un panel d’utilisateurs dont les faits et gestes concernant
internet, la messagerie sms et la vidéo sur mobile seraient
analysés. Afin de compiler ces données, recueillies sur
près d’un an, la compagnie a installé une petite puce sur
les téléphones en question.
Ce classement revendique la mise en lumière des principaux
sites internet pour mobile : Google, Yahoo et Msn
arrivant en tête, suivis du portail de Microsoft « Live.com »
et de « GO.com » de Disney.
Si l’on retrouve de tels noms familiers en haut de la liste
des sites consacrés au mobile, l’enquête relève pour autant
que concernant l’usage d’internet ce dernier mois,
plus de 10 000 sites différents auront été fréquentés,
aussi en plus de recueillir de l’information sur les leaders
du marché, ce nouveau service fournit également des
informations sur la consommation média sur les mobiles.
Ainsi d’après ce rapport de février, la durée moyenne
d’une session internet sur mobile est de 10 minutes ; c’est
pendant la période de 8 à 17h que la fréquentation est la
plus importante, et vendredi semble être le jour le plus
actif pour les Etats-Unis.
Selon Will Hodgman, PDG de M:Metrics, la firme s’apprête à recruter plus d’analystes, afin d’arriver à suivre au
plus vite des milliers d’utilisateurs, car les demande des
publicitaires se font de plus en plus fortes.
antonin.chef@diplomatie.gouv.fr
-Haut de page- |
En un seul clic sur la souris…
Depuis quelques temps, il est désormais possible, quelque soit le moment ou le lieu, de regarder n’importe quel
programme ou presque sur l’écran de votre choix. Les quelques sites web qui offrent la possibilité de visionner en
streaming ou en téléchargement permanent ainsi que les offres VOD des câblo-opérateurs ou des satellites comme
Dish Network nous offrent désormais un tableau de notre futur audiovisuel. La perspective la plus excitante, tout du
moins pour les cinéphiles, correspondrait à une sorte de médiathèque virtuelle. La restauration et la préservation de
films anciens a été accélérée et démocratisée par l’émergence du DVD, qui a permis de rediffuser des films anciens
dans d’excellentes conditions. Il n’en demeure pas moins des centaines de films qui attendent leurs transferts vers
des supports numériques. Mais Internet, bien qu’à la traîne par rapport au DVD en terme de catalogue, offre à
terme des perspectives de catalogue universel. Avec le bon espoir d’ici quelques temps de pérenniser l’intégralité
de l’histoire du cinéma et de l’avoir à disposition pour quelques dollars grâce à sa connexion internet.
Voir un programme via Internet n’est pas une nouveauté. Ce qui est capital, par contre, dans le développement de
la VOD en tant qu’outil principal de distribution audiovisuelle est son potentiel non seulement à conserver des oeuvres
passées mais également à permettre la découverte de nouveaux talents. Beaucoup de films étrangers ou d’auteurs
sont en effet passés inaperçus compte tenu des frais de lancement et d’une faible audience. Désormais, le «
Direct to video » prend tout son sens avec l’arrivée de la VOD. De plus en plus de films, découverts au travers du
circuit des festivals, se retrouvent sur des sites et trouvent ainsi leur public. Ainsi des sites comme GreenCine, Jaman,
EZTakes ou même Google Video permettent d’acheter ou de louer une immense variété de films. Pour le plus
grand plaisir des spectateurs atypiques.
olivier.daube@diplomatie.gouv.fr
-Haut de page- |
Le cas Cablevision
Un juge fédéral s’est prononcé contre la mise en
place des enregistreurs vidéos digitaux de Cablevision
System Corp’s, se rangeant du coté des studios
d’Hollywood qui pensaient que le système enfreignait
plusieurs lois de copyright.
Le cas a été suivi de près par l’industrie du câble
depuis que Cablevision, une compagnie new yorkaise
forte de 3 millions d’abonnés, a inauguré ce système
malgré l’opposition des studios.
A la différence des enregistreurs digitaux standards
qui stockent les données sur disque dur, permettant
aux téléspectateurs d’enregistrer et de rejouer quand
ils le souhaitent leurs émissions -tout en évitant les
publicités-, l’enregistreur réseau proposé par Cablevision
permettrait quant à lui un stockage de ces
mêmes données, avec les mêmes avantages, mais
cette fois sur des serveurs détenus par la firme.
Aussi de nombreux studios et compagnies de câble
ont-ils intenté un procès à Cablevision, arguant du fait
que la compagnie n’avait pas obtenu leur accord au
préalable pour rediffuser les programmes, alors que
de son côté la firme n’aura cessé de clamer que le
contrôle de l’enregistrement et de la rediffusion relevant
seulement de l’utilisateur, le système n’allait pas à l’encontre des lois sur le copyright. La firme a
également comparé son cas à celui des enregistreurs
vidéo Betamax de Sony, dont la cour suprême avait
statué le cas en 1984, pour conclure que l’usage
strictement personnel qui était fait des appareils ne
constituait en rien une infraction au copyright.
Les compagnies de câble étaient enclines à expérimenter
ce type d’enregistreur digital vidéo en réseau,
une telle technologie permettant d’augmenter de
manière significative leur nombre d’abonnés sans
avoir pour autant à fournir à chacun d’entre eux un
enregistreur de plusieurs centaines de dollars.
Le cas Cablevision a causé des remous dans l’industrie
du câble, lorsque la firme a annoncé qu’elle conduirait également un procès. Les autres compagnies
de câble –dont le leader de l’industrie Comcast Corp.-
souhaitent quant à elles suivre la situation de près
tout en remettant leurs propres procès à plus tard.
Dans une décision récente, le juge de district Denny
Chin a donné raison aux plaignants contre Cablevision,
dont Twentieth Century Fox –filiale de News
Corp.-, Paramount Pictures –qui appartient à Viacom-
, NBC –propriété de General Electric-, CNN et Turner
Broadcasting System –qui relèvent tous deux de
Time Warner Inc.-.
Le porte parole de Cablevison, M. Jim Maiella a déclaré
que la compagnie était déçue par la décision et
pensait faire appel.
antonin.chef@diplomatie.gouv.fr
-Haut de page- |
De plus en plus de films sur Xbox
New Line est le dernier studio en date à avoir rejoint le service de téléchargement Xbox Live Vidéo: le major rendra
sa bibliothèque de titres ainsi que ses nouvelles sorties accessibles aux utilisateurs de la console Microsoft,
lesquels une fois les films téléchargés pourront regarder ces derniers sur leur télévision. Acteur tardif sur le marché
du téléchargement, New Line avait pourtant commencé à rendre certain de ses titres disponibles sur Movielink et
CinemaNow.
Les films de la Paramount seront quant à eux désormais disponibles pour la première fois en haute définition. Ils
rejoindront le catalogue de Warner Bros. qui a proposé l’accès à cette technologie dès le lancement du service en
novembre, et Lionsgate, qui a pour sa part franchi le pas en janvier. Les films de New Line seront disponibles en
HD en définition standard.
Xbox Live est en effet le seul magasin de vidéo en ligne proposant des téléchargements en haute définition, ce qui
lui permet de se classer désormais second -derrière iTunes- sur le marché.
A&E a également rejoint Xbox Live Vidéo pour proposer en téléchargement ses shows TV dont ‘Dog the Bounty
Hunter’. Les émissions de CBS, MTV networks, WB et Paramount Tv sont également déjà, disponibles pour la plupart
en haute définition. La chaîne d’action TotalVid et le distributeurs d’animation japonaise ADV ont également
rejoint le service. Microsoft avait initié ce dernier afin de laisser ses utilisateurs acheter des jeux arcades de base.
Fort d’un énorme succès, le géant a alors ajouté des films et émissions TV l’an dernier, dans l’optique de faire de la
console une véritable plateforme de divertissement domestique.
Sur le marché naissant de la vidéo téléchargeable, les studios semblent en tout cas considérer l’Xbox live comme
un des rares succès, grâce au contenu en haute définition, la connexion directe à la télévision, et l’accès –
principalement- à une audience jeune et masculine.
Microsoft a également confirmé que serait lancée en avril une nouvelle version de sa console : la Xbox 360 Elite.
Comme de nombreux experts l’ont déjà relevé, elle devrait disposer d’un disque dur de 120 gigabytes –alors que la
version actuelle n’en dispose que de 20-, devrait coûter 480$, et permettre à ses utilisateurs de télécharger et conserver
un très grand nombre de programmes (jeux, émissions TV, films), tout en pouvant servir de base de test à
Microsoft pour la mise en place d’un éventuel service de IPTV dans le futur.
Cette nouvelle version devrait faire directement concurrence à la Playstation 3 de Sony : son disque dur étant deux
fois plus grand –Sony ayant renoncé à vendre son modèle de 20giga pour se concentrer sur celui de 60-, alors que
la PS3 coûte près de 600$. La seule différence jouant en faveur de Sony est la présence d’un lecteur Blu-Ray sur
sa console (les utilisateurs de la Xbox devant recourir à l’achat d’un lecteur additionnel à près de 200$ pour pouvoir
lire des DVD en haute définition).
A noter également, la semaine du 7 mai, le lancement sur la Xbox 360 de Windows Live Messenger, qui permettra
aux utilisateurs de la console de chatter directement avec leurs contacts depuis leur télévision.
antonin.chef@diplomatie.gouv.fr
-Haut de page- |
Site internet de vidéo : News Corp, NBC Universal et Comcast
Afin de contrer YouTube et les autres sites communautaires, News Corp et NBC Universal ont décidé de s’allier et
de créer leur propre site Internet de vidéos où seraient disponibles des séries comme « 24 heures chrono » ou « le
bureau ». Les utilisateurs pourront poster leurs vidéos aussi bien qu’acheter des films de 20th Century Fox ou Universal
Studios. A l’image des autres groupes de médias, ce site est une réponse aux relations complexes qui les
lient notamment à YouTube, le site de Google en ce qui concerne le mode de rémunération des programmes, leur
maîtrise mais aussi le contrôle sur les annonceurs.
Le géant du câble Comcast a rejoint cette aventure quelques semaines plus tard. Les 3 sociétés qui viennent d’annoncer
leur alliance utiliseront les sites de Comcast.net et ses 15 millions de visiteurs/mois et Fancast.com, que
Comcast vient de racheter, comme outil de distribution des programmes de NBC/Fox. En outre, les propriétés de
Comcast seront inclues dans ce deal (E !, G4, Golf Channel, Versus, Style). Une force de vente spécifique pour la
vente d’espace publicitaire sur ce réseau sera créée. Les marketers achèteront en fonction des typologies de programme
ou de données démographiques.
Certains professionnels sont néanmoins inquiets quant à la fonctionnalité du site, son ergonomie, son design car
l’échéance de l‘été leur semble très courte, relevant l’exemple dans le passé du complet échec du site créé conjointement
par Universal et Bertelsmann pour lutter contre Napster. La différence réside peut-être dans le nombre d’annonceurs
disposés à investir. On parle de Cadburry Schweppes, Cisco, Intel, General Motors… Le site reposant sur
ce type de modèle économique financé par la publicité, Fox, Universal et Comcast espèrent atteindre un seuil de
rentabilité rapidement. Et surtout ce dispositif leur permet d’exercer un contrôle direct sur les annonceurs, notamment
on-line et de leur proposer des packages à terme avec leurs médias classiques. D’autres partenaires, notamment
Viacom, pourraient rentrer dans cette joint-venture même si rien n’est confirmé.
Les contenus seront également disponibles sur AOL, MSN, Yahoo, et Myspace soit 96% des internautes ainsi que
sur les téléphones 3G. NBC et Fox et donc Comcast lanceront leur site cet été avec des milliers d’heures de programme
issus de leurs chaînes et de leurs majors. Seul manque désormais le nom de cette nouvelle structure.
olivier.daube@diplomatie.gouv.fr
-Haut de page- |
Quand les détaillants se lancent dans la VOD
Quand les VHS se sont transformées en DVD, les détaillants n’ont eu qu’à nettoyer leurs étagères pour installer ce
nouveau support. Ce n’est plus aussi simple maintenant qu’à l’instar de la musique, les films se retrouvent sur Internet.
La bascule vers un mode de consommation on-line a causé un tort financier notable et les Best-Buy, Wal-Mart et
Circuit-City espèrent que l’histoire ne se répétera pas avec les films. C’est pourquoi Wal-Mart a lancé son site VOD,
que Best-Buy est sur les starting-blocks et que Blockbuster envisage de racheter Movielink dans le courant de l’année.
La musique et les DVD sont réellement importants pour ces chaînes de magasin car ils augmentent la fréquentation.
Les nouveautés donnent des raisons de retourner dans les magasins, ce qui permet de vendre également des
ordinateurs et des téléviseurs. Mais la chute des ventes de CD s’est accélérée depuis 2003 et a continué en 2006
avec –11.7%. Le nombre de DVD vendu a augmenté de 5% l’année dernière contre 9% l’année précédente et les
prix de vente des DVD et des CD ont baissé. En outre, selon l’institut d’études NPD, les ventes de DVD auraient
chuté davantage sans la croissance des séries TV.
Même si les films et la musique téléchargés n’attirent pas les consommateurs en magasin, ils permettent de laisser
les Best-Buy dans l’industrie de la musique et du film.
Wall-Mart est le plus avancé dans sa stratégie et a vendu près de 3000 films par téléchargement en février, le mois
de lancement de la plate-forme. Quant à Blockbuster, il va se lancer d’ici la fin de l’année sur le marché, probablement
en partenariat avec une autre société. Karen Raskopf, son porte-parole a expliqué que de son point de vue,
ce marché ne se développerait pas de manière conséquente dans les 2 prochaines années mais qu’en être absent
constituerait un désavantage pour leur développement.
Le téléchargement de films a un handicap, notamment par rapport à la musique, actuellement : la durée de téléchargement,
souvent proche d’une heure trente pour un long-métrage même quand on possède une connexion
haut débit. En outre, les consommateurs se disent qu’ils les verront prochainement à la télévision. Et surtout, la
politique en matière de prix est très variée selon les distributeurs, de nombreux films ne sont pas encore téléchargeables
et souvent, les consommateurs ne peuvent les graver sur un DVD. Et les détaillants n’ont aucune certitude
que les consommateurs vont venir télécharger leurs films sur leur site…
Il y a par ailleurs des concurrents redoutables sur ce marché et peut-être plus adaptés à la nature intrinsèque du
marché (le client type de Wall-Mart n’est pas un féru de technologie par exemple) comme Netflix qui ouvre un service
online. Et surtout Apple, qui a commencé à vendre des films au travers de son service iTunes. La VOD aux
travers des câblo-opérateurs est une autre option, Amazon offre des perspectives intéressantes, notamment en
téléchargeant des films sur TiVo. Enfin, Microsoft va proposer des téléchargements haute-définition.
Pour Best Buy, le marché du DVD a de beaux jours devant lui et la chaîne compte beaucoup sur l’essor du marché
du DVD Haute-définition et sur les DVD collector pour continuer à attirer les client en magasin… Et leur permettre
de vendre leurs autres produits !
olivier.daube@diplomatie.gouv.fr -Haut de page-
|
News en bref
Les plans d’Apple retardés par l’iPhone
Le nouveau système d’exploitation Mac oS X d’Apple « Leopard » sera retardé de mai à octobre du fait de la sortie
de l’iPhone, que les analystes dépeignent comme la principale priorité de la firme. A cette annonce les parts d’Apple
ont chuté de plus de 2% pour atteindre 90.24$.
100 millions d’iPod vendus
Apple a vendu son 100 millionième iPod, faisant de ce dernier le lecteur le plus rapidement écoulé dans l’histoire.
Le premier s’est vendu en novembre 2001, et s’est décliné par la suite en près de 10 modèles différents, à travers
cinq générations d’iPod, deux d’iPod mini, deux d’ iPod nano et deux de l’iPod Shuffle. Le lecteur aura également
développé une gamme fertile de produits dérivés, évalués à près de 4000 accessoires.
Le nombre de podcasts continue de croître mais le revenu
réel pour les sociétés engendré par ce média demeure
très modeste. BW est le dernier en date à s’intéresser à la
publicité sur podcast. Mais l’absence de convention en
terme de publicités et d’outil de mesure d’audience constitue
un lourd handicap pour espérer dépasser les 80
millions de dollars de 2006. Bien que les émissions en
podcast possèdent une niche de public fidèle, même les émissions à succès comme Grammar Girl peinent à ramener
davantage que 100 000 dollars annuels.
Nombreux podcasters signent des contrats avec des
structures comme FeedBurner, Podtrac pour favoriser des
accords par la suite avec des agences d’achat d’espace. Il
n’en demeure pas moins que les publicitaires semblent
loin d’être convaincus…
Clear Channel vend son groupe de TV
Clear Channel Communications, le plus grand conglomérat radio mondial, a récemment vendu ses stations de
télévision - près de 56, jusqu’ici le 14 ième plus important groupe Télévision des Etats-Unis- Providence Equity
Partners pour $1.2 miliards de dollars. Clear Channel est elle même cible d’un rachat, en vue d’une privatisation,
par Bain Capital and Thomas H. Lee Partners, et n’attend plus que l’approbation des actionnaires pour consacrer la
reprise du groupe. En plus de la vente de sa division TV, Clear Channel a également prévu de se débarrasser d’ici à fin 2007 de 40% de ses stations de radio (près de 448 sur les quelques 1100 en sa possession) situées dans les
plus petits marchés. Ce potentiel rachat est la conséquence de plusieurs années de stagnation de l’action et d’un
faible hausse sur le marché de la publicité pour la radio et la TV locale.
Endemol et Electronic Arts explorent le Cyberspace
Un nouveau genre de divertissement en réseau est à attendre suite à l’annonce de partenariat conclu récemment
par Electronic Art et le magnat de la télévision Endemol. "Virtual me", nouveau concept de programme né de cet
accord, pourrait en effet être amené à effacer les barrières qui existent entre la télévision traditionnelle et les jeux
vidéos. L’idée serait de méler la technologie de création d’avatars développée par EA, avec les formats télévisés
d’Endemol afin de permettre aux utilisateurs de créer des copies virtuelles d’eux même online et de multiplier les
expériences de divertissement de toutes sortes.
Samsung reste neutre dans le débat Blu-ray versus HD DVD
Samsung Electronics, après avoir l’an dernier mis sur le marché
le premier lecteur Blu-ray Disc vient d’annoncer qu’il supporterait
désormais également son rival le HD DVD. Le fabricant Coréen
a annoncé développer un lecteur adapté aux deux formats, capable
de supporter les technologies de la nouvelle génération
que sont le HDI et le BD-Java. LG Electronics dispose également
d’un lecteur bi-format sur le marché, alors que Warner
Home Video planifie de lancer un disque "Total HD" double face –Blu-Ray d’un côté, HD DVD de l’autre-.
Google pactise avec Clear Channel
Google et Clear Channel Communications ont annoncé avoir
signé un accord qui permettra au géant des moteurs de recherche
de rendre disponible les publicités de ses clients internet sur
plus de 675 stations radio de Clear Channel.
En plus des possibilités d’audiences ainsi générées pour les
publicitaires de Google, l’accord permettra également à ces derniers
de mieux cibler certaines de leurs campagnes.
Bien que la majorité des 10,6 miliards de dollars de profits
dégagés par Google l’an passé proviennent du web, la firme a
déjà fait de nombreuses intrusions dans l’univers publicitaire de
l’édition, de la radio et de la télévision.
Ainsi le mois dernier Google avait-il créé un partenariat avec
EchoStar Communications Corp., dont la filiale Dish network est
le second plus important service satellitaire des Etats-Unis, dans
l’espoir de réitérer sur le marché de la télévision satellite le succès
rencontré par Google sur internet.
Le Blu-Ray prend le dessus sur son
rival
70% des DVD de haute définition achetés
dans le premier quart de 2007 sont des Blu-
Ray, d’après les chiffres du département de
recherche de Home Media Magazine.
L’exemple du dernier film de Scorcese, ‘les
Infiltrés’, distribué par Warner Home Vidéo
dans les deux formats, est probant : 53 640
copies en Blu-Ray se sont écoulées contre 32
590 en HD DVD, les chiffres étant relayés
également par les estimations du studios et
une étude de Nielsen.
Egalement, huit des dix titres les plus vendus
pour la même période sont au format Blu-Ray,
le premier d’entre eux étant "Casino Royale",
écoulé à 59 680 exemplaires. Entre le 1er janvier
et le 31 mars, les consommateurs auront
acheté près de 1,2 milions de DVD de haute
définition, dont 832 530 Blu-Ray et 119 570
HD DVD.
Depuis le lancement des deux formats –avril
2006 pour le HD DVD, juin de la même année
pour le Blue-Ray-, plus de 2,14 milions de
disques se sont écoulés : 1,2 milions de Blu-
Ray et près de 937 500 HD DVD.
Starz
Starz Entertainment, filiale de Liberty Media, tente d’empêcher Disney de vendre sur Internet les films diffusés sur
les chaînes du groupe. C’est pourquoi le groupe a lancé des poursuites judiciaires contre le studio alléguant que la
vente des films sur iTunes était une atteinte à leurs droits de diffusion exclusive pendant une période donnée.
Starz affirme avoir payé près d’un milliard de dollars pour acquérir les droits exclusifs de certains films après leur
sortie en salle. Leur avocat affirme que le contrat empêche Disney de vendre ses films sur le Net avant qu’ils ne
soient diffusés sur Staz, Encore VOD ou leur site web, Vongo. Les avocats de Disney ont bien évidemment clamé
que Buena Vista conservait les droits de vendre ses programmes sur l’ensemble des médias web.
Google achète le publicitaire DoubleClick pour 3.1 milliards de dollars
Google s’est octroyé la place de leader des fenêtres publicitaires online en se rendant récemment acquéreur de la
compagnie DoubleClick, firme historique de l’industrie, pour près de 3,1 milliards de dollars, prenant au passage le
meilleur des offres de Yahoo et Microsoft. Cette dernière débordait d’ambition avant que n’éclate la bulle internet, et
que les investisseurs ne se mettent à douter de l’intérêt d’un tel marché. Ayant chuté en deux ans de 12,3% et
16,6%, la publicité sur internet ne représentait plus en 2002 que 6 milliards de dollars, et l’action DoubleClick était
passée de 100$ à 6$ pour la même période. Le marché a depuis connu une explosion, cumulant à 15,5 milliards de
dollars l’an dernier et étant escompté à 18,5 milliards cette année selon PricewaterCoopers.
Doubleclick -qui fournit notamment de la publicité pour des sites tels que MySpace et Aol- déjà rachetée en 2005
par Hellman & Friedman pour 1,1 milliards de dollars, représente depuis le rachat de Youtube il y a six mois,
l’opération financière la plus importante et coûteuse réalisée par Google. Doubleclick avait récemment créé une
sorte de marché d’échange électronique organisé entre les éditeurs internet et les publicitaires, auquels les analystes
prévoient un bel avenir. L’achat de la firme aura initié un regain intérêt pour ses concurrents, tels ValueClick,
une compagnie évaluée à 2,9 milliards de dollars (+ 7%) et aQuantive (+6%), désormais évaluée à 2,2 milliards de
dollars.
Olivier.daube@diplomatie.gouv.fr
Antonin.chef@diplomatie.gouv.fr
-Haut de page- |
A propos de Coast to Coast
Coast to Coast est éditée par les Services culturels des Ambassades de France aux Etats-Unis et au Canada. Pour nous contacter: mediamerica@mediamerica.org .
Coast to Coast est également disponible en ligne sur le site d'information sur les médias américains www.mediamerica.org , (identifiant: quinze, mot de passe: minutes),
également édité par les Services culturels.
N'hésitez pas à nous faire parvenir vos réactions, remarques et suggestions.
Merci de nous indiquer tout destinataire intéressé par le secteur audiovisuel en Amérique du Nord, à qui nous ferons parvenir cette lettre. Si vous souhaitez vous désabonner, merci de nous
envoyer votre message.
Pour recevoir la lettre d'information audiovisuelle du Canada :
culturel-web@ambafrance-ca.org
Les Services culturels s'efforcent de diffuser des informations exactes et à jour et corrigeront, dans la mesure du possible, les éventuelles erreurs qui pourraient être signalées. Ils
ne peuvent toutefois en aucun cas être tenus respon-sables de l'utilisation et de l'interprétation des informations contenues dans cette édition.
Coast to Coast contient un certain nombre de liens vers des sites extérieurs, qui répondent au seul souci d'aider l'utilisateur dans sa recherche d'informations: de même, les
Services Culturels ne peuvent en aucune façon être tenus responsables du contenu de ces sites.
|
Pour retrouver les News
Coast to Coast précédentes
Version imprimable des news (format PDF)
-Haut de page-
|
|